Reléguée en Serie B à l'été 2006 à la suite de l'affaire du Claciopoli, la Juventus s'apprête, neuf ans plus tard, à disputer une finale de Ligue des champions. Un retour au plus haut niveau rendu possible grâce à dix serviteurs pas comme les autres.
Jean-Claude Blanc (directeur général et administrateur délégué de 2006 à 2011)

L’homme de la renaissance. Arrivé à l’été 2006, dans le marasme de l’après-Calciopoli, Jean-Claude Blanc a vite remis la Juventus en ordre de marche. Et a (re)fait du club turinois un modèle de réussite économique, grâce notamment à un stade flambant neuf, le Juventus Stadium, inauguré en 2011 et dont il a piloté l’ensemble du projet. Tellement efficace et important qu’il a aussi occupé le siège de président du club durant quelques mois, en 2009-2010.
Gianluigi Buffon (gardien de but depuis 2001)

Le meilleur gardien de but du XXIe siècle est un homme fidèle. Il était déjà là lors de la dernière finale de Ligue des champions de la Juve, en 2003 face à l’AC Milan (0-0, 2 t.a.b. à 3). Il était également là en Serie B, après la relégation administrative des Bianconeri en 2006. Et il est toujours là aujourd’hui, prêt à vivre un deuxième moment historique à Berlin, neuf ans après la finale de la Coupe du monde remportée avec la Nazionale.
Antonio Conte (entraîneur de 2011 à 2014)

Malgré son implication dans le Calcioscomesse (affaire de matches truqués) qui lui a valu quatre mois de suspension entre août et décembre 2012, et un caractère qui a souvent créé des tensions avec sa direction, Antonio Conte est bien l’homme qui a ramené la Juventus au sommet du football italien. Dès sa première saison sur le banc bianconero (2011-2012), il a terminé champion sans perdre un seul match en Serie A. Après trois Scudetti, il a décidé de claquer la porte en juillet 2014, à nouveau opposé à ses dirigeants sur la stratégie à adopter pour le mercato.
Alessandro Del Piero (attaquant de 1993 à 2012)

L’icône de la Vieille Dame, qui détient le record du nombre de matches disputés (705) et de buts inscrits (290) sous le maillot bianconero. Dans les moments difficiles, la Juve pouvait toujours compter sur lui. Il n’a évidemment pas quitté le navire après le Calciopoli, terminant même meilleur buteur de Serie B en 2007 (20 réalisations), puis de Serie A en 2008 (21) ! Fallait pas l’énerver.
Alessandro Del Piero et Didier Deschamps. (L'Equipe)

Didier Deschamps (entraîneur en 2006-2007)

Ancienne gloire de la Juventus durant sa carrière de joueur, Didier Deschamps a accepté à l’été 2006 la difficile mission de faire remonter sans tarder la Vieille Dame en Serie A. Une tâche accomplie avec brio avec un titre de champion malgré neuf points de pénalité pour débuter la saison. Vénéré par les supporters, DD a néanmoins vu son histoire avec la Juve se terminer en eau de boudin, ses désaccords avec certains de ses dirigeants le poussant à démissionner juste après la remontée.
Giuseppe Marotta (administrateur délégué depuis 2010)

Il a eu du mal à gagner le respect des supporters à son arrivée. Et pour cause, son nom était associé à quelques décisions controversées : le départ de David Trezeguet, la nomination de Luigi Del Leri au poste d’entraîneur ou les arrivées peu rentables de Milos Krasic (15 millions d’euros) ou Jorge Andres Martinez (12 millions d’euros). Mais par la suite, ‘’Beppe’’ s’est bien rattrapé en attirant, entre autres, Antonio Conte, Andrea Pirlo, Arturo Vidal ou Paul Pogba…
Pavel Nedved (milieu de terrain de 2001 à 2009, puis administrateur depuis 2010)

Un joueur qui évolue en deuxième division deux ans et demi après avoir remporté le Ballon d’Or France Football, ça ne court pas les rues. Fidèle à la Juventus, Pavel Nedved l’a fait. Pilier de l’équipe qui est remontée en Serie A, l’international tchèque a mis un terme à sa carrière de joueur à l’été 2009, à presque 37 ans et au bout d’une saison à 44 matches disputés. Un an plus tard, il s’est vu offrir un siège au conseil d’administration du club. Un poste à la hauteur de sa légende à Turin.
Andrea Pirlo (milieu de terrain depuis 2011)

Laissé libre par l’AC Milan à l’été 2011, Andrea Pirlo est arrivé à la Juventus avec un sacré esprit de revanche. Et a mené les Bianconeri à quatre titres consécutifs ! Joueur classieux, élégant et surtout décisif, le milieu de terrain de 36 ans reste essentiel à la Vieille Dame. Pour ses coups francs, ses délices de passes longues, son calme, et parce que sans lui, Pogba, Marchisio et Vidal ne brilleraient certainement pas autant.
Paul Pogba et Carlos Tévez. (L'Equipe)

Paul Pogba (milieu de terrain depuis 2012)

Cela faisait un moment que la Juve n’avait pas compté dans ses rangs un joueur aussi ‘’bankable’’. Débarqué libre de Manchester United, la Pioche a vite trouvé sa place au sein du milieu de terrain turinois. Son jeu aussi spectaculaire qu’efficace enchante les fans de la Juventus depuis maintenant trois saisons. Il ne lui manque plus qu’un moment fort dans un match à enjeu. Ça tombe bien, la finale de Ligue des champions arrive…
Carlos Tévez (attaquant depuis 2013)

Il manquait un attaquant de classe mondiale à cette Juventus en reconstruction. Elle l’a depuis deux ans et l’arrivée de l’Argentin en provenance de Manchester City, contre ‘’seulement’’ neuf millions d’euros. En 95 matches avec la Juve, Tévez a déjà marqué 50 fois. Soit un meilleur ratio (0,52 but par match) qu’à City (0,49) ou à United (0,34). En Ligue des champions, il a plus marqué cette saison (7) en 12 rencontres que lors de ses 33 précédentes apparitions (6).