Le Conseil de la ville de Casablanca et ses décideurs ne cessent de renvoyer des signaux montrant clairement que la métropole est gérée sans vision politique globale. Des projets sont ainsi annoncés, des budgets pour leurs études sont ensuite débloqués et enfin, ces décideurs pondent des communiqués laissant entendre et comprendre que les projets en question seraient onéreux et irréalisables.

Et ceci après avoir déboursé les frais des études. Ce scénario, qui vient d'être confirmé au cours de la semaine dernière par le bureau du conseil de la ville, à propos de la question du métro aérien, n'est pas le premier en son genre.

On avait déjà tenu en haleine l'opinion publique casablancaise en particulier, et nationale en général, durant les années quatre-vingt-dix, en exhibant la carte du métro souterrain pour la capitale économique du pays. Après plus d'une décennie, les décideurs de la commune urbaine de Casablanca renoncent à ce projet coûteux, selon leurs études, et sortent l'alternative du tramway

. C'est la même formule adoptée à propos du métro aérien. Et c'est d'ailleurs la même politique suivie à propos de la vision de Casablanca 2010 qui a été présentée au Souverain en 2005. Et finalement, tous les projets qui s'inscrivaient dans cette vision de Casablanca 2010 n'ont pas été réalisés. Vivement la concrétisation du discours royal à l'ouverture de la session d'automne du Parlement.


Albayane .07.07.2014