DGSN


EXCLUSIF. Les résultats en termes de quantités saisies, de nombre d’affaires et de personnes interpellées donnent une idée de l’ampleur du phénomène. Sur un peu plus d'une année, la DGSN a saisi près de 23 MDH de psychotropes et arrêté près de 2.500 personnes.


De la mi-avril 2013 au 28 mai 2014, ce ne sont pas moins de 458.176 comprimés qui ont été saisis. A l’unité, la gélule est commercialisée à 50 DH, la saisie se chiffre à près de 23 MDH.
Pour Direction générale de la sûreté nationale (DGSN), qui dresse le premier bilan de la campagne de lutte contre les psychotropes, une opération lancée le 15 avril 2013, « 80% des affaires d’agression sont liées à la consommation des psychotropes, qui se traduisent notamment par des actes de violence à l’égard des parents, de vols, de crimes et de meurtres ». Les affaires enregistrées s’élèvent à travers le territoire national à 1.948 dossiers pour lesquels 2.433 personnes ont été interpellées.
La même source annonce que « 90% des quantités saisies parviennent des frontières de l’Est du pays ». La marchandise est ensuite dirigée sur la ville de Rabat. Avec 288.850 comprimés saisis, Rabat représente une véritable plateforme de distribution vers les autres destinations. Casablanca occupe la 2ème place avec 97.818 unités confisquées. Mais, elle s’inscrit en tête de liste des interpellations avec 757 personnes.
Dans l’Oriental, la ville d’Oujda enregistre une quantité de 13.960 gélules. Suivie de celle de Tanger, pour 125 d’affaires traitées, 8.112 comprimés ont été interceptés. Talonnée de près par Kénitra, qui avec une centaine affaires, affiche une quantité de 8.039 unités.
Vient ensuite, la cité d’El Jadida, qui affiche un total de saisie de 5.040 comprimés récupérés dans le cadre de 22 affaires uniquement. Tétouan quant à elle, enregistre une saisie de 3.374 unités alors que 141 dossiers ont été traités.
Deux villes se distinguent du lot : Beni Mellal et Ouarzazate. Le trafic de psychotropes n’a pas cours dans ces contrées. Sans oublier Errachidia qui s’inscrit dans ce malheureux palmarès avec une unique affaire et 4 comprimés saisis.
Par ailleurs, sur le plan national, les chiffres recoupés auprès de la Brigade nationale de la police judiciaire (BNPJ) signalent la confiscation de 23.000 comprimés dans le cadre de deux affaires, durant lesquelles 19 personnes ont été interpellées. « Ces saisies ont été effectuées durant des affaires liées au trafic des stupéfiants », indique-t-on auprès de la DGSN.
Autre point. Toujours dans le cadre de la lutte contre les psychotropes et particulièrement dans l’environnement scolaire, la DGSN a créée une brigade spéciale. En partenariat avec les intervenants éducatifs, elle a pour mission de sécuriser le milieu scolaire. Lors de ses activités, durant le premier trimestre 2014, la brigade a procédé à l’arrestation de 737 dealers opérant dans le périmètre des établissements et institutions scolaires.
Une quantité de 4,483 kg de cannabis, 578 grammes de poudre de kif, 307 grammes de maajoune, 11 rouleaux d’héroïne et 216 comprimés psychotropes sont à mettre à l’actif de cette brigade. Dans sa lancée, la brigade a interpellé 1.412 autres personnes impliquées dans des affaires criminelles en relation avec l’environnement scolaire.





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