Les chaînes TV françaises ont envoyé un courrier à Facebook et Twitter afin de leur demander de trouver une solution quant à la mise en ligne de vidéos sans en détenir les droits de diffusion.

Un nouveau conflit à gérer pour Facebook et Twitter ? Les quatre plus grandes chaînes de télévisions françaises viennent en effet de se lancer dans une guerre contre Facebook et Twitter car elles s’inquiètent de la mise en ligne sans autorisation de plus en plus fréquente de contenu qui leur appartient.
Une lettre envoyée à Mark Zuckerberg et à Dick Costolo

Début mai 2015, TF1, M6, France Télévision et Canal + se sont saisis de l’Association de lutte contre la piraterie individuelle (ALPA), dirigée par Nicolas Seydoux, afin d’écrire une gentille lettre à Facebook et à Twitter. L’objet du courrier, l’inquiétude vis-à-vis des contenus piratés postés sur les plateformes de réseaux sociaux.
Les chaînes TV précisent dans la lettre que leurs « contenus vidéos ont été mis en ligne sur Facebook sans autorisation et visionnés parfois plusieurs millions de fois » et demandent à ce que des solutions de contrôle et des politiques de sanctions soient mises en œuvre.
Responsabiliser les plateformes sociales

À l’instar de ce qui se pratique sur YouTube et Dailymotion, les diffuseurs demandent à ce que « des technologies de filtrage automatique par reconnaissance d’empreintes numériques préalablement déposées par les détenteurs de droits, permettant de bloquer la mise en ligne de vidéos contrefaisantes » soient intégrées sur Facebook et Twitter.
Pour le moment, on reste dans la tentative de négociation à l’amiable, mais le ton pourrait rapidement se durcir si Facebook et Twitter ne font rien pour remédier à la situation. « Faute de mesures permettant de limiter le piratage, les sites et réseaux sociaux risquent de voir leur responsabilité engagée et que les tribunaux français prononcent des condamnations conséquentes ». Il est en effet urgent pour les chaînes TV et l’Alpa d’aboutir à une solution rapide, d’autant plus avec l’arrivée sur le marché des services de streaming live via mobile comme Meerkat et Periscope qui va inévitablement conduire à une recrudescence de la mise en ligne de contenus illicites.