Voituresvertes ? Non, voitures rouges ! Les peaux de tomates séchées pourraient servir dans la fabrication, notamment de supports de câblage pour des véhicules de la marque Ford… Ce n’est pas une blague. C’est même très sérieux. À tel point que les scientifiques des sociétés américaines, Heinz et Ford, mettent leurs efforts et leurs expertises en commun pour y arriver.

Ils viennent de faire une découverte pas anodine du tout, dont les conséquences, pourraient l’être encore moins : il y a un point commun entre une tomate et une voiture. Et ce n’est pas une blague Carambar ! C’est même de la haute voltige : le fabricant automobile Ford, et le géant de l’agroalimentaire, à qui l’on doit notamment le Ketchup, analysent l’éventualité de se servir des fibres de tomates dans l’élaboration de matériaux composites. Surtout, ces matières seraient vertes, durables, écolos, green. Tout bon, quoi. Cette nouvelle, de taille, a été annoncée le mois dernier.

Les peaux de tomates séchées, rouges donc, mais vertes, pourraient servir de supports aux câblages dans le procédé de fabrication de certaines voitures de la marque Ford. Une autre option est envisagée : que les peaux de tomates séchées entrent dans la composition de petits réceptacles utilisés dans les voitures pour entreposer divers objets personnels. Ce qu’il faut savoir, c’est que par an, sauf, si on organise un compost gigantesque : chez Heinz, 2 millions de tonnes de tomates sont bonnes à recycler. Autant s’en servir.

Ainsi, il y a deux ans, le fabricant automobile Ford, a lancé des collaborations tous azimuts avec des géants de l’agroalimentaire américains : Heinz, précédemment cité, mais aussi Coca-Cola, l’équipementier sportif Nike, ou encore, la multinationale américaine spécialisée dans les biens de consommation courante, Procter & Gamble. Le but : mettre au point un plastique 100% végétal, qui pourrait entrer dans la composition de multiples produits, allant des emballages, aux tissus.

À la base, pour la petite histoire, Heinz cherchait un moyen de réutiliser, de façon innovante, les peaux, les restes, et les graines de tomates : plus de deux millions de tonnes de tomates entrent en effet dans la fabrication du ketchup, chaque année. Il y a encore du boulot, mais déjà, la technologie élaborée par les deux sociétés a été validée. Personne ne voit rouge là, tout le monde voit vert !

NLTO