Mois après mois, l’affaire du piratage de la Maison Blanche devient de plus en plus préoccupante. En avril dernier, CNN avait révélé que les pirates qui avaient pénétré un réseau non classifié de la Maison Blanche ont eu accès en temps réel à l’agenda de Barack Obama. Le journal The New York Times, qui cite des responsables américains ayant été informés de l'enquête, affirme maintenant qu’ils ont également pu lire certains de ses emails. En effet, les attaquants ont réussi à accéder aux archives mails de plusieurs personnes employées à la Maison Blanche et avec lesquelles M. Obama communiquait régulièrement.
Les hackers ne semblent pas en revanche avoir pénétré les serveurs qui contrôlent le trafic de messages du BlackBerry de Barack Obama, et la Maison Blanche a assuré qu'aucun réseau classé secret n'avait vu sa sécurité compromise. « Mais des responsables ont reconnu que le système non classé secret contient régulièrement beaucoup d'informations considérées comme hautement sensibles: horaires, échanges de mails avec des ambassadeurs et des diplomates (...) et, inévitablement, débats politiques », écrit le New York Times. Selon le journal, on ignore combien de mails du président ont été lus par les hackers.
D'après les responsables cités par le quotidien, on présume que ces derniers étaient liés au pouvoir russe. En tous les cas, cette nouvelle révélation montre que cette attaque était beaucoup plus intrusive que cela n’a été officiellement reconnu au départ. D’après le journal, les responsables de la Maison Blanche connaissent l’étendue des dégâts depuis des mois.
Barack Obama a un iPad pour lire des informations classifiées

Pour les pirates, le Graal serait évidemment d’accéder aux informations classifiées. Mais celles-ci sont beaucoup mieux protégées. Elles sont échangées au travers d’un réseau physiquement distinct, avec à la clé des puissants algorithmes de chiffrement. C’est pourquoi certains employés de la Maison Blanche peuvent avoir deux ordinateurs à leur disposition : un pour chaque type de réseau. Selon le NYT, Barack Obama reçoit quotidiennement des analyses classifiées, et cela de trois manières différentes : de manière orale, par des documents papier ou au travers d’un iPad connecté au réseau classifié.