La Banque islamique de développement (BID) a créé un fonds de financement des infrastructures. Ce véhicule d'investissement devrait à terme mobiliser 2 milliards de dollars. Le précédent fonds "infrastructure" lancé par l'institution multilatérale basée en Arabie saoudite avait levé et investi 750 millions de dollars.

La Banque islamique de développement (BID) a créé un fonds dédié au financement des infrastructures dans les 57 pays membres de l'organisation multilatérale. Ce véhicule d'investissement devrait à terme mobiliser 2 milliards de dollars, indique le Wall Street Journal. Le précédent fonds "infrastructures" lancé en 2001 par l'institution basée en Arabie saoudite avait mobilisé et investi environ 750 millions de dollars, avec un rendement annuel de 18 % indique le quotidien financier.

Tour de table

Outre la BID, le fonds de pension du gouvernement saoudien ainsi que les ministères des Finances de Bahreïn et du sultanat de Brunei ont déjà apporté leurs contributions à ce nouveau véhicule d'investissements qui dispose actuellement de 750 millions de dollars. Un second tour de table est prévu durant la seconde moitié de l'année 2014 a indiqué au WSJ Mumtaz Khan, directeur exécutif de gestionnaire d’actifs Asma Capital, à qui le management de ce nouveau fonds a été confié

Par ailleurs, durant la 39e réunion de la BID, qui a pris fin le 26 juin à Djeddah en Arabie saoudite, de nouveaux accords de financement - représentant un montant total 2,45 milliards de dollars - ont été signés avec 22 pays membres de l’institution multilatérale. Ces ressources seront consacrées essentiellement - à hauteur de 1,5 milliards de dollars - à des projets de production et de transmission d'énergie.

Parmi les principaux pays concernés figurent le Maroc (220 millions de dollars - énergie) le Tchad (147 millions de dollars - routes, santé, sécurité alimentaire), la Mauritanie (105 millions de dollars - énergie), le Sénégal (42,5 millions de dollars - importations alimentaires et eau), la Guinée (24,8 millions de dollars - formation professionnelle) et la Côte d'Ivoire (23,5 millions de dollars - eau et soutien au PME)

Jeune Afrique