QUIC. C'est un acronyme qui ne vous dit sans doute pas grand chose mais il pourrait permettre d'avoir un internet plus rapide et plus efficace dans les années à venir.
En expérimentation depuis juin 2013 chez Google, la firme de Mountain View a dévoilé en fin de semaine dernière de nouveaux résultats des tests en utilisant ce protocole. On vous passe les détails techniques, mais pour bien saisir l'intérêt de QUIC (pour Quick UDP Internet Connections) il faut comprendre que la chose permet de réduire drastiquement le nombre d'allers-retours entre le serveur et le client (votre ordinateur) lors de l'établissement d'une connexion (sécurisée) à un service tel que Google Search ou YouTube par exemple. Le schéma publié par Google (ci-après) illustre d'ailleurs très bien la chose.
Selon les premiers chiffres publiés par Google, l'utilisation de QUIC permet de supprimer totalement la latence lors de la connexion à un serveur déjà connu, et de la limiter à 100 millisecondes (ms) lorsqu'on n'a jamais communiqué avec lui. Dans le meilleur des cas, Google explique ainsi que l'utilisateur pourrait gagner jusqu'à une seconde pour une connexion vers Google Search, et il y aurait 30% de coupures en moins lors du visionnage d'une vidéo sur YouTube.

Alors, oui, une seconde, et certainement moins en pratique, cela ne paraît pas énorme, mais Google compte en faire un standard en le proposant à IETF (Internet Engineering Task Force) qui entérine justement ces normes. Si tel est le cas, la quasi-totalité des connexions seront ainsi réalisés et, mises bout à bout, sur plusieurs dizaines voire centaines de pages chargées par jour, le gain de temps pourrait être plus sensible. L'utilisateur y gagnera quoi qu'il en soit en rapidité "perçue". Nous aurons le temps d'en reparler d'ici là.