L'Union européenne semble bien décidée à passer à la vitesse supérieure avec Google, pour non respect des règles de libre concurrence.

Les pratiques commerciales de Google et l’Europe, une longue histoire déjà. Le premier est visé depuis 2010 par une enquête de la Commission européenne pour non respect des règles de libre concurrence, qui est en cours de s’achever.
Or, il se pourrait bien que les institutions du Vieux continent en aient assez de tergiverser pour passer à une phase plus active envers le géant du web.
L’Europe contre Google : fin des négociations ?

Si dans un premier temps, le régulateur européen antitrust semblait jouer au chat et à la souris avec la firme de Mountain View, il semblerait que les griffes soient de sortie.
En effet, le régulateur aurait demandé aux sociétés s’étant plaintes des pratiques de Google, de publier des éléments jusqu’ici placés sous le sceau de la confidence. Des plaintes qui concernaient des faits de concurrence déloyale.
Selon les médias qui s’en font l’écho, le temps de la conciliation serait en phase de se terminer et ces requêtes auprès des concurrents de Google pourraient bien signifier le début d’une autre étape plus formelle… une plainte officielle ?
Le Wall Street Journal va même plus loin en évoquant, dans son édition du 1er
avril, une amende à hauteur de 10% du chiffre d’affaires annuel de Google, soit la somme rondelette de 6 milliards de dollars.
Que reproche l’Europe à Google, au juste ?

Un petit retour en arrière s’impose afin d’éclaircir l’affaire : pour l’Europe, Google ferait montre d’abus de position dominante par le biais de son moteur de recherche, très majoritairement utilisé. Mais le succès n’est pas le grief invoqué : le mastodonte du web se servirait de son moteur pour mettre en avant, parmi les résultats de recherche affichés, ceux de ses services ou programmes tiers. Privés d’une partie du trafic web, les concurrents se retrouvent ainsi en position de faiblesse.