Organisée par BMCE Bank et la Chambre sino-africaine de commerce et d'industrie, la première édition des rencontres B2B sur le thème du partenariat "China Africa investments Meetings", a ouvert ses travaux cette semaine à Rabat, en présence de plus de 250 investisseurs et chefs d'entreprises du Maroc, de Chine et d'Afrique subsaharienne.
Durant cette rencontre de deux journées, axées autour de deux thématiques "Bâtir un partenariat équiprofitable Chine-Afrique" et "Investir en Afrique : retours d'expérience", un espace est spécialement aménagé pour des rencontres B2B auxquelles participe une centaine d'entreprises venues de Chine et du continent africain. Dans ce cadre, le président de BMCE Bank, Othman Benjelloun, a appelé à une alliance sino-maroco-africaine pour le co-développement de l'Afrique, qui a dorénavant de nouvelles ambitions de poursuivre la modernisation de ses infrastructures, développer son secteur agricole, implanter de plus en plus de processus de transformation industrielle sur ses territoires, bénéficier du transfert de savoir-faire étranger et ainsi renforcer les capacités de son jeune capital humain.
Il a souligné que la BMCE Bank, présente depuis plus d'une décennie en Chine à travers son bureau de représentation à Beijing, a été la première banque marocaine à s'installer en Asie, avec pour mission principale de faciliter les relations avec les entreprises et les investisseurs chinois. Présente également en Afrique subsaharienne depuis plus de 25 ans, la banque y a renforcé son réseau par l'acquisition de Bank of Africa en 2008. Le choix stratégique du Groupe bancaire marocain de densifier sa présence en Afrique procède de sa volonté de mettre davantage en valeur le gisement exceptionnel de croissance que recèle ce continent. À travers l'initiative de cette rencontre de haut niveau, le Groupe BMCE Bank entend également souligner que le Maroc représente un "pont" naturel et une plateforme appropriée pour l'intensification des relations d'investissement et d'échanges entre la Chine et le continent africain. M. Benjelloun a indiqué, dans ce cadre, que le Maroc représente une plateforme idoine pour le rayonnement des industries, des services et, en général, du savoir-faire chinois vers le continent africain. De son côté, l'ambassadeur de Chine au Maroc Sun Shuzhong, a fait savoir que le volume commercial sino-africain a dépassé, en 2013, le seuil des 200 milliards de dollars. M. Sun s'est, par la même occasion, félicité de la dynamique de développement enclenchée au Maroc qui "trace à pas sûrs son chemin économique et social en faveur de la promotion du continent africain". Quatrième destination des investissements directs étrangers sur le continent, première destination en Afrique du Nord pour les IDE entrants, premier investisseur en Afrique francophone, le Maroc dispose, pour sa part, de plusieurs atouts pour être le moteur-clé d'une dynamique régionale. La rencontre de Rabat permet aux participants d'échanger et de sceller des partenariats dans divers secteurs d'activité d'intérêt commun, notamment l'automobile, l'agriculture, les énergies renouvelables, le tourisme, la logistique et les infrastructures. Pour les participants, le Maroc offre des possibilités aux entreprises chinoises pour réaliser des grands projets d'infrastructures aussi bien dans le cadre de concessions BOT (Build - Operate - Transfer) que dans le cadre de partenariat public privé (PPP


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