Les chantiers navals russes de l’Amirauté construiront deux sous-marins à propulsion diesel-électrique du projet 636 Varchavianka sur commande pour l’armée algérienne (ANP), a rapporté hier l’agence russe RIA Novosti, citant une source au sein du complexe militaro-industriel russe en charge de la construction de ces engins navals.

«Le contrat portant sur la construction de deux sous-marins a été approuvé», a indiqué l’interlocuteur de l’agence russe, sans préciser le montant du contrat et les délais de sa réalisation. Les chantiers navals russes de l’Amirauté font partie du groupe unifié de construction navale russe (OSK). Auparavant, la société a déjà livré des sous-marins de classe Varchavianka à l’Algérie. Baptisés Trou noir par les experts de l’OTAN pour sa discrétion, les sous-marins diesels-électriques polyvalents du projet 636 Varchavianka (Improved Kilo, selon le code de l’OTAN) appartiennent à la 3e génération de sous-marins. Ils peuvent être dotés notamment de systèmes de missiles multi-rôles 3M-54 Club. Ces deux sous-marins vont consolider l’inventaire de la marine algérienne qui dispose déjà de deux Classe Kilo 877EKM - Raïs Hadj Slimane 012 et Raïs Hadj Mubarek 013- et deux autres Classe Kilo 636M -Messali El Hadj 021 et Akram Pacha 022.

Classée dans le top 10 des plus grands pays importateurs d’armement dans le monde en 2013, l’Algérie est, selon les dernières statistiques en la matière, le premier client de la Russie et de l’Allemagne durant la même année. Selon, le dernier rapport de l’Institut de Stockholm pour la recherche sur la paix (SIPRI), la référence en la matière, la Russie est le premier fournisseur d’armements de l’Algérie avec 91 % d’approvisionnement en 2013. En matière de chiffre, ils sont 44 avions de combat Su-30MKA, deux sous-marins Project-636, trois systèmes de défense S-300 PMU-2 (SA-20B) à longue portée sol-air missiles (SAM) et 185 chars T-90S à être réceptionnés par le ministère de la défense nationale (MDN) par la Russie durant les cinq dernières années.

Selon un rapport du ministère allemand de l’Economie rendu public le 10 juin dernier, l’Algérie a importé depuis l’Allemagne pour environ 826 millions d’euros, ce qui représente près de 14% des exportations allemandes globales d’armes. Lors de sa dernière visite en Algérie, Valentina Matvienko, présidente du Conseil de la Fédération de Russie (chambre haute du parlement) avait mis un accent particulier sur la coopération militaro-technique, domaine dans lequel Alger et Moscou comptent créer des coentreprises. «Il s’agit d’un nouveau format d’approvisionnement mais aussi de coopération industrielle pour la fabrication de produits militaro-techniques», avait-t-elle expliqué.

Gaidi Mohamed Faouzi- El Watan