Le nombre de machines d’une puissance de calcul de 1 pétaflops et plus passe à 37, contre 31 il y a six mois. Les Etats-Unis en détiennent 15, autant que l’Union européenne. Avec trois machines, la France est derrière l’Allemagne et le Royaume-Uni qui en comptent cinq chacun.

La course à la puissance de calcul se poursuit, avec toujours plus de supercalculateurs pétaflopiques dans le monde. Désormais, le nombre de machines d’une puissance de calcul de plus de 1 pétaflops (1015 opérations en virgule flottante par seconde) atteint 37, contre 31 il y a six mois.
Tel est l’un des enseignements du Top500, le classement des 500 supercalculateurs les plus puissants de la planète, publié le 23 juin à la conférence internationale du calcul intensif, qui se déroule à Leipzig, en Allemagne, jusqu'au 26 juin 2014.

LES ETATS-UNIS DOMINENT LE CLASSEMENT

Les Etats-Unis dominent toujours avec 15 machines pétaflopiques, loin devant l’Allemagne et le Royaume-Uni qui en comptent chacun cinq. La France arrive derrière, à égalité avec la Chine et le Japon, avec trois machines : la Pangea, signée SGI, chez Total (2 pétaflops), la Curie, signée Bull, au TGCC (1,4 pétaflops) et la Tera-100, signée également Bull, au CEA (1 pétaflops).
L’Union européenne rivalise avec les Etats-Unis puisqu’elle combine le même nombre de supercalculateurs pétaflopiques.
LA CHINE GARDE SA COURONNE
Le Top 10 du classement reste quasiment identique que dans le Top500 de novembre 2013. La Chine garde sa couronne acquise en juin 2013 et seule la dixième place change de main.
Elle est désormais occupée par une machine de Cray de 3,1 pétaflops équipant le gouvernement américain, au détriment de la Super MVC, signée IBM, du centre de recherche allemand LRZ (2,9 pétaflops), tombée à la douzième place.

HP PREND LA TÊTE CHEZ LES FABRICANTS

Toutes puissances confondues, les Etats-Unis restent en tête avec 233 machines même s’ils en perdent 32 dans le Top500 par rapport à l’édition de novembre 2013. La Chine arrive en deuxième position avec 76 machines, 13 de plus par rapport au classement précédent. Elle est suivie, loin derrière, par le Royaume-Uni (30), la France (27) et l’Allemagne (23).
En tant que constructeur, l’américain HP domine en signant 182 des 500 supercalculateurs les plus puissants dans le monde, soit 36%. Il est suivi par ses compatrites IBM (35%), Cray (10%) et SGI (3,8%). Le constructeur français Bull, qui vient d’être racheté par Atos, arrive cinquième avec 3,2%

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