Meg Whitman (directrice de la firme informatique Hewlett Packard) et Martin Fink (directeur de la branche de recherche, HP Labs) nous ont bien surpris lors de leur présentation HP Discover 2014 à Las Vegas. Et pour cause, ils ont présenté leur dernière invention, sobrement appelée "The Machine" ("La Machine" en français, si si, je vous assure).

Selon eux, la Machine n'est ni un serveur, ni un poste de travail, ni un PC, ni un téléphone mais une fusion de tout ça. Il est conçu pour faire face aux nombreuses données créées par l'Internet des Objets (lien Wikipédia), qui est en quelque sorte un nouveau réseau permettant de communiquer avec une variété d'objets et gadgets connectés.

Pour traiter 640 TB en un millième de seconde, la Machine n'utilise pas un petit nombre de coeurs généralisés dans son processeur. Elle utilise des groupes de coeurs très différents et spécialisés, c'est là toute la différence. Tout est connecté avec du photonique silicium au lieu des traditionnels fils de cuivre, ce qui augmente la vitesse du système tout en réduisant la quantité d'énergie nécessaire. De plus, cette technologie inclue les memristances, qui sont des résistances capables de stocker l'information même après une perte d'énergie.

Le résultat ? Un système 6 fois plus puissant que les serveurs existants et qui requièrent 8 fois moins d'énergie. La vraie bonne nouvelle, c'est que cette technologie n'est pas réservée uniquement aux super-ordinateurs de la Silicon Valley, non non, on peut l'utiliser dans des objets bien plus petits tels que des smartphones ou des ordinateurs portables. Martin Fink a même affirmé que si la technologie était réduite, on pourrait se retrouver avec des smartphones fabriqués avec pas moins de 100 TB de mémoire interne ! Pr0n illimité !

HP envisage d'appliquer cette nouvelle technologie dans de nombreux domaines, de la médecine au monde de l'entreprise. Par exemple, il serait possible pour les docteurs de comparer vos symptômes ou votre ADN avec d'autres patients autour du monde instantanément, permettant de mieux adapter les traitements médicaux.

Malgré l'excitation que provoque cette innovation, les premiers échantillons ne seront disponibles qu'en 2015 et les premiers dispositifs utilisant la technologie Machine devraient émerger à partir de 2018.

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