(CercleFinance.com) - Porté par les craintes de rupture d'approvisionnement en Irak, 2e pays producteur de l'OPEP, le cours du Brent est bien parti pour terminer la semaine non loin des 115 dollars. Vendredi midi, le contrat sur le baril de Brent de mer du Nord livrable en août restait se tassait avec mesure de 0,1% à 114,9 dollars, le WTI américain d'échéance juillet gagnant symboliquement 0,1% à 106,6 dollars.

Sur la semaine, le Brent pourrait engranger une hausse de l'ordre de 1,5%.

En effet, “l'escalade des tensions en Irak a encouragé la décision des Etats-Unis d'envoyer des conseillers militaires en Irak, le deuxième plus gros producteur de pétrole membre de l'OPEP. Le président des Etats-Unis, Barack Obama, a indiqué qu'il allait envoyer 300 soldats pour aider l'armée irakienne contre les insurgés et que les Etats-Unis étaient prêts à prendre des mesures complémentaires pour enrayer la montée des islamistes”, commentent les analystes Saxo Banque. Il s'agirait de forces spéciales destinées à former et à aider l'armée irakienne, non à combattre.

Pour Saxo Banque, “les combats ne se sont, pour le moment, pas propagés dans la région Sud du pays, qui détiendrait selon les estimations, environ 75% de la production du pays.”

Mais le risque de perturbation des approvisionnement est élevé. Et ce d'autant qu'en sous-main, d'autres grands producteurs de pétrole de la région - l'Iran, l'Arabie saoudite, le Qatar - sont à des degrés divers impliqués dans le conflit irakien auprès de l'un ou l'autre des belligérants.

Une “prime de risque” géopolitique s'est donc formée sur le cours du Brent.