Le Forum des Chef d’entreprises (FCE) a exprimé son « adhésion totale » au projet de la révision constitutionnelle notamment en ce qui concerne la liberté de la presse et la lutte contre la corruption. Dans un document rendu public ce mercredi, le Forum a estimé que la mouture proposée par le pouvoir « apporte des choses positives ».


Le FCE a tenu toutefois à mettre son grain de sel dans la future Loi fondamentale du pays en proposant d’introduire un article qui « consacre le principe de non discrimination entre les secteurs économiques public et privé ». Il a suggéré aussi de généraliser le principe de non-rétroactivité à toutes les lois et pas uniquement en matière fiscale, comme stipulé par l’article 64 de l’actuelle Constitution.

Dans le chapitre institution consultative, le FCE a recommandé la création d’un « conseil national économique, social et environnemental indépendant ». Ce conseil, lit-on dans le document, « doit être représentatif de toutes les régions du pays, y compris du monde rural, intégrera des représentants d’organisations patronales et syndicales ainsi que des universitaires et personnalités dotés d’une compétence avérée ».

Il est précisé en outre que cette instance consultative, « aura pour mission principale de donner son avis sur tout projet de loi à caractère économique et social et pourra être consulté par le gouvernement et/ou le parlement sur les questions relatives à la politique économique, au développement et aux questions environnementales ».

Le FCE, principale organisation patronale du pays, a toujours soutenu le président Bouteflika et sa politique économique. Cette attitude ne l’empêche pas cependant de critiquer le gouvernement de temps à autres.



Farouk Djouadi- El Watan