Afin de lutter contre l'obésité, les Etats-Unis viennent d'autoriser la commercialisation d'un implant qui permettrait de contrôler l'appétit. Le "Maestro Rechargeable System" agirait sur les nerfs en leur envoyant des pulsions électriques qui stoppent l'effet de faim.

Nouvelle offensive des scientifiques dans la lutte contre l'obésité. Cette semaine, la FDA, Food and Drug Administration, a annoncé qu'un implant innovant destiné à combattre ce fléau serait bientôt commercialisé aux Etats-Unis. Nommé Maestro Rechargeable System, il délivrerait des impulsions électriques au nerf pneumogastrique, grâce à des électrodes implantées dans l'abdomen. En clair, c'est ce nerf qui dicte au cerveau si l'estomac est plein ou pas. Il est précisé que le dispositif peut être rechargé par le patient lui-même grâce à un système externe au corps. Système qui permet également au médecin de régler les stimulations afin de limiter les effets secondaires.

Un système réservé à certains cas

Ce type de traitement ne pourra, heureusement, pas être proposé à tout le monde. Maestro Rechargeable System ne sera utilisé que par des personnes de plus de 18 ans qui ne seront pas parvenues à perdre de poids avec plusieurs régimes. Ne seront concernés que les patients ayant un indice de masse corporelle, IMC, situé entre 35 et 45 ( soit obésité sévère ou obésité morbide ) et présentant au moins une pathologie liées au surpoids. Comme le rapporte l'AFP, la stimulation électrique permet de stopper momentanément l'activité du nerf pneumogastrique entre le cerveau et l'estomac. Dans le Los Angeles Times, le vice-président d'EnteroMedics, la firme qui fabrique l'implant, affirme que c'est un "outil très important" pour tous les médecins qui traitent l'obésité. Après avoir testé le traitement sur plusieurs patients pendant 12 mois, les scientifiques se sont aperçus que 38.3% de ces personnes avaient perdu un quart de leur excès de poids, et 52.5% des sujets en avaient quant à eux au moins perdu 20%.
Pourtant, il est précisé que les mécanismes de l'implant qui influent sur la perte de poids restent pour le moment encore inconnus.

Une piste de plus

Il y a quelques mois déjà, cette même Food and Drug Administration avait déjà approuvé le lancement d'un nouveau "médicament anti-obésité", le Mysimba ou Contrave. Composé de deux actifs, le bupropion ,un anti-dépresseur souvent utilisé pour arrêter de fumer et le naltrexone, prescrit pour les sevrages, il avait vite été critiqué par certains professionnels de santé que le jugent trop dangereux.

Si une étude a récemment affirmé que l'obésité n'était pas forcément synonyme de mauvaise santé chez tous les patients, il convient tout de même de rappeler que les conséquences du surpoids ne sont pas à négliger. En plus des risques importants de diabète, crise cardiaque ou attaque cérébrale, il est prouvé que 480 000 cas de cancers sur la planètes sont liés à une surcharge pondérale.
Et les chiffres de l'obésité ont de quoi faire peur. Aux Etats-Unis de nos jours, plus d'un tiers des adultes seraient en surpoids.



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