L'Ukraine a accumulé ces dernières semaines d'importantes réserves de gaz dans ses stockages souterrains. [Gleb Garanich - Reuters]
L'Ukraine a accumulé ces dernières semaines d'importantes réserves de gaz dans ses stockages souterrains. [Gleb Garanich - Reuters]
Après l'expiration de son ultimatum lundi matin, la Russie a mis sa menace à exécution. Gazprom ne fournira plus à l'Ukraine que ce qu'elle réglera en avance.
L'ultimatum imposé à Kiev pour régler une dette atteignant au total 4,5 milliards de dollars ayant expiré à 8 heure lundi matin, "Gazprom, en vertu du contrat en vigueur, est passé à un système de prépaiement pour les livraisons de gaz à Naftogaz", indique le groupe russe dans un communiqué.

"Aucun paiement pour juin n'a été effectué. A partir de ce jour, la société ukrainienne ne recevra plus que les volumes qu'elle aura payé", a-t-il ajouté.

Des conséquence limitées
Kiev a refusé la hausse des prix décidée par Moscou après l'arrivée au pouvoir de dirigeants pro-occidentaux fin février: les 1000 mètres cubes de gaz sont alors passés de 268 à 485 dollars, un prix sans équivalent en Europe. Une nouvelle séance de négociation dimanche soir à Kiev s'est terminée sur un échec.

Cette décision devrait avoir pour l'heure des répercussions limitées pour l'Ukraine, qui a accumulé ces dernières semaines d'importantes réserves. La consommation est en outre assez faible en cette saison.

agences/mac

Citation:
PERTURBATIONS POSSIBLES EN EUROPE
Le groupe semi-public Gazprom a averti Bruxelles "de possibles perturbations" des livraisons de gaz vers l'Union européenne si l'Ukraine prenait du gaz destiné au transit.

Environ 15% du gaz consommé en Europe transitent par le territoire ukrainien.

L'Europe pourrait être confrontée à une pénurie de gaz cet hiver, a averti lundi le commissaire européen à l'Energie Guenther Oettinger.
RTS.CH